Portrait: Danielle Auroi, Une militante de la RSE

Députée de la troisième circonscription du Puy-de-Dôme pour le parti Europe Ecologie Les Verts (EELV), elle s’est engagée lors d’un colloque organisée à l’Assemblée Nationale par le Collectif Éthique sur l’étiquette et le Forum citoyen RSE en décembre 2012 à soutenir les associations dans leur lutte pour le respect de la communauté par les multinationales.

Géographe de formation et enseignante, Danielle Auroi n’a pas une carrière classique : « j’ai commencé à militer avec le syndicalisme enseignant avant de continuer dans le militantisme associatif, à la fois pacifiste, anti-nucléaire, féministe et tiers-mondiste », explique-t-elle. Écologiste depuis 1988, elle a été élue eurodéputée un an plus tard, ce qui lui a permis de se consacrer à l’agriculture, les droits des femmes, les questions énergétiques et le développement. Danielle Auroi a été élue députée en juin 2012 et assume désormais la présidence de la Commission des Affaires Européennes de l’Assemblée Nationale.

Mobilisée depuis toujours pour faire respecter les droits humains, elle se dit être, en tant qu’écologiste, « très soucieuse de lier les questions de développement et de respect de l’environnement ». Selon la militante, « on sait bien qu’un développement soutenable n’est envisageable qu’avec la prise en compte réelle des  souhaits et des besoins des populations locales et la préservation de la nature ».

Aujourd’hui, ce qui l’interpelle principalement est le respect du droit du travail par les multinationales dans les pays où ils ont une présence. Danielle Auroi l’exprime fermement : « Il me semble essentiel que les multinationales occidentales ne puissent pas se laver les mains des comportements de leurs filiales ou de leurs sous-traitants ».

Ainsi motivée, la députée a réagi : « j’ai été à l’initiative, avec mon collègue socialiste Dominique Potier, de la création d’un cercle de réflexion parlementaire pour la responsabilité sociétale des multinationales. Nous devons, à l’échelle parlementaire, nous mobiliser pour que la France soit exemplaire, au travers de ses entreprises  comme au travers de l’aide au développement ». Un point de vue légaliste qui reflète sa conviction que « sans cadre légal, sans éventualité de sanction, les déclarations d’intention sont rarement suivies d’effet ». Avec toutefois une bribe d’optimisme :

« beaucoup d’entreprises ont compris leur intérêt à développer des pratiques responsables car les conditions de travail  des salariés et la protection de la nature sont de plus en plus prises en compte par les consommateurs. Tout le monde a à gagner en développant ces bonnes pratiques, y compris les Etats qui accueillent les entreprises, qui peuvent espérer élever le niveau de vie général de la population plutôt que laisser uniquement quelques intermédiaires s’enrichir », explique Danielle Auroi.

Derrière cet engagement se cache une motivation toute personnelle : « J’ai l’espoir de léguer une planète meilleure à mes petites-filles », confie la parlementaire. Pour le futur, elle espère également « des rapports plus équitables entre les pays développés et en développement, sur une planète moins polluée ».

 

SourceResponsible Business Magazine

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All, 2013

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